Le slogan de table de cuisine reste « trente pour cent sur le capital ». Ce slogan était l’architecture 2018 du prélèvement forfaitaire unique : 12,8 % d’impôt sur le revenu plus des prélèvements sociaux alors fixés à 17,2 %. Le PFU versus barème revenus de capitaux n’est pas un slogan. C’est un modèle annuel, au niveau du foyer. Depuis le 1er janvier 2026, le calque social de nombreux revenus du capital a bougé avec la CSG. Service-public indique désormais le PFU par défaut à 12,8 % plus 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 % au total. Les familles qui collent encore 30 % dans un tableur de distribution 2026 modélisent la carte postale de l’an dernier.
Cet article est une information générale pour les familles et les family offices. Il ne constitue ni un avis fiscal, ni un mandat, ni un conseil personnalisé. L’option pour le barème, l’abattement de 40 % sur les dividendes et la fraction déductible de CSG dépendent des revenus de l’année, de la composition du foyer et d’un conseil capable de lire la déclaration à l’aune du CGI et des pages officielles. Vellum Finance ne coche pas la case 2OP à distance.
Ce qu’est encore le PFU versus barème revenus de capitaux en 2026
Depuis le 1er janvier 2018, les revenus de capitaux mobiliers des personnes physiques (dividendes, la plupart des intérêts, plus-values de cession de valeurs mobilières) sont par défaut imposés, pour l’impôt sur le revenu, au taux forfaitaire de 12,8 % de l’article 200 A du CGI, sauf option du foyer pour les retenir dans le barème progressif. Les prélèvements sociaux s’ajoutent. Ils ne sont pas « le PFU ». C’est une pile distincte (CSG, CRDS et prélèvement de solidarité) dont le taux combiné sur les revenus du capital est ce que les familles entendent comme la seconde moitié de la flat tax.
Le résumé de l’administration sur impots.gouv.fr, les revenus mobiliers part encore de cette scission : PFU de 12,8 % pour l’impôt sur le revenu, avec possibilité d’opter pour le barème sur l’ensemble des RCM et plus-values de cession en cochant la case 2OP de la 2042. Lorsque le PFU s’applique, l’abattement de 40 % sur les dividendes ne s’applique pas, les frais ne sont pas déductibles, les déficits RCM antérieurs ne s’imputent pas, et aucune CSG déductible n’est calculée sur ces RCM. Lorsque le barème s’applique, l’inverse est vrai.
La fiche service-public fiscalité des dividendes perçus par les associés, vérifiée en février 2026, énonce le défaut actuel : PFU égal à 31,4 %, dont 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de charges sociales. Une note service-public du 10 février 2026 sur l’évolution du taux du PFU explique l’arithmétique : la CSG sur cette classe de revenus a augmenté de 1,4 point au 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 %, le PFU affiché de 30 % à 31,4 %. Le membre 12,8 % n’a pas bougé dans cette note. Les familles doivent modéliser les deux membres séparément. Les fondre dans « la flat tax », c’est comment une réforme de CSG devient 1,4 point invisible.
Le calque social, et la CSG déductible seulement au barème
Les prélèvements sociaux sur le capital ne sont pas une cotisation unique. La scission classique, toujours la bonne façon de lire un pont de type bulletin, est CSG, CRDS à 0,5 % et prélèvement de solidarité. La CSG sur les salaires est depuis longtemps à 9,2 % dont 6,8 points déductibles. Sur les revenus du capital, la fraction déductible est la même idée avec une autre porte : elle existe lorsque le revenu est imposé au barème, et elle n’existe pas lorsque le foyer reste au PFU.
La fiche service-public sur les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement (F2329) est l’orientation officielle de cette porte. Vous n’avez pas de CSG déductible si vous êtes resté au prélèvement forfaitaire unique. Si vous avez acquitté des prélèvements sociaux sur des revenus imposés au barème, une fraction de CSG, 6,8 %, est déductible du revenu imposable de l’année suivante. Le calendrier compte. La déduction n’est pas un remboursement des 18,6 % de cette année. C’est un allègement d’impôt sur le revenu, l’année suivante, au taux marginal du foyer. Les familles qui « brutent » l’option barème de 6,8 points comme si c’était du cash cette année surestiment l’avantage.
La hausse 2026 de CSG sur le capital, telle que la décrit service-public, a porté sur la part non déductible de la pile sociale. La fraction déductible de 6,8 % est le chiffre que les pages officielles retiennent encore pour l’option barème. Cet article n’invente pas un nouveau pourcentage déductible. Si une loi de financement ultérieure change la scission après les pages citées ici, F2329 et les articles du code de la sécurité sociale qu’elle vise sont le contrôle.
L’option est globale, annuelle, et (depuis 2026) n’est plus une porte à sens unique
La case 2OP est une option du foyer pour l’année. Elle emporte dividendes, autres RCM et plus-values de cession ensemble. Une famille ne peut pas mettre les dividendes au barème pour garder les 40 % et laisser les intérêts au PFU. Impots.gouv.fr le dit sans décor. Une année avec un gros dividende éligible et un gros coupon d’obligations peut rendre l’option qui paraissait évidente en janvier coûteuse en mai.
Jusqu’à la loi de finances pour 2026, l’option était irrévocable pour l’année une fois la déclaration déposée. Impots.gouv.fr indique désormais qu’à compter de 2026 le caractère irrévocable a été supprimé. C’est un changement d’hygiène déclarative, pas une raison de sauter le modèle. L’option reste annuelle et globale. La révocabilité est un filet pour une case mal cochée. Ce n’est pas un substitut à la simulation des deux colonnes avant l’échéance.
Le prélèvement à la source a lieu quand même. Dividendes et beaucoup d’intérêts subissent un acompte d’impôt sur le revenu de 12,8 % (article 117 quater pour les dividendes) plus les prélèvements sociaux au moment du paiement. La déclaration solde ensuite : PFU par défaut, ou barème si 2OP est cochée, avec crédit de l’acompte. Un foyer non imposable ou dans la tranche à 11 % a souvent trop prépayé par rapport au barème. Un foyer dans les tranches à 41 % ou 45 % qui coche 2OP parce que « l’abattement de 40 % paraît large » a souvent trop peu prépayé par rapport au vrai barème, puis découvre que les 40 % ne s’appliquent ni aux intérêts ni à la plupart des plus-values.
Dividendes, intérêts et plus-values ne sont pas la même colonne
Les dividendes éligibles au barème bénéficient de l’abattement de 40 % de l’article 158-3-2° du CGI. L’abattement suppose, notamment, une distribution régulièrement délibérée et une société distributrice française ou établie dans un État offrant l’assistance administrative. Les distributions irrégulières n’achètent pas les 40 %. Les intérêts de comptes courants d’associés, les coupons d’obligations et RCM voisins n’ont en général pas cet abattement. Les plus-values de cession ont leurs propres articles (150-0 A et suivants). Certains titres d’avant 2018 portent encore des abattements pour durée de détention si le barème est choisi ; c’est une population déclinante, pas un produit de planning 2026.
L’assurance-vie est un autre piège des modèles-slogans. Les produits attachés à des versements antérieurs au 27 septembre 2017 peuvent encore rencontrer d’anciens taux (dont 7,5 % d’impôt sur le revenu dans des cas prévus). Ils ne sont pas « tout PFU 31,4 % ». Ils ne justifient pas non plus d’ignorer l’option 2OP sur le reste du livre titres. L’enveloppe et le compte-titres sont des textes distincts.
Comment les familles doivent modéliser, pas sloganer
Construire deux colonnes pour la même année. Colonne A : 12,8 % d’impôt sur le revenu sur la base PFU, plus le taux social en vigueur (18,6 % pour les revenus du capital que service-public place dans le PFU 2026). Colonne B : barème progressif sur le revenu net du foyer après ajout des RCM et plus-values avec les 40 % sur les dividendes éligibles, moins les frais déductibles, moins l’effet l’année suivante des 6,8 % de CSG à un taux marginal postulé, plus les mêmes prélèvements sociaux sur l’assiette sociale (ils ne disparaissent pas au barème). Puis tester la sensibilité : une année de seuls dividendes éligibles contre une année de grosse plus-value et de gros coupon.
La zone d’indifférence n’est pas un simple « TMI inférieur à 12,8 % ». Les prélèvements sociaux sont dans les deux colonnes. L’abattement de 40 % ne coupe que l’assiette d’impôt sur le revenu des dividendes. La CSG déductible est un allègement d’impôt l’année suivante, pas une remise sociale de cette année. Un foyer dans la tranche à 11 % avec surtout des dividendes éligibles préférera souvent le barème. Un foyer à 30 % et au-delà préférera souvent le PFU, surtout si l’année est lourde en plus-values ou en intérêts. Un foyer avec une plus-value ponctuelle qui le fait changer de tranche doit modéliser la tranche, pas le TMI de table de cuisine d’il y a deux ans. La fiche F32963 imprime encore les tranches d’illustration 2026 (0 %, 11 %, 30 %, 41 %, 45 %). Le modèle doit prendre le barème de l’avis officiel de l’année.
Les holdings changent encore le tableau. Une distribution d’une société à l’IS vers une personne physique est un dividende dans ce dossier. Une quote-part de résultat d’une SCI translucente à l’IR n’est pas un dividende PFU ; c’est le revenu de catégorie de l’associé (souvent des revenus fonciers pour une SCI de location). Mélanger ces lignes dans un tableur « revenus du capital », c’est comment les familles appliquent 31,4 % à un bénéfice locatif ou les 40 % au résultat d’une civile. La question du véhicule appartient à l’analyse holding versus SCI.
L’IFI reste un autre impôt. Liquidités et portefeuilles cotés sont hors assiette IFI ; la note IFI 2026 est l’inventaire des murs. La limitation d’intérêts ATAD dans une HoldCo familiale, décrite dans la note ATAD 2026, peut changer le cash disponible pour payer un dividende, qui tombe ensuite dans ce modèle PFU versus barème. Les trois dossiers interagissent en trésorerie, sans partager un taux.
Une discipline de family office pour la case 2OP
Une fois par an, avant l’échéance, reconstruire les deux colonnes à partir des relevés, des PV de distribution et du projet de 2042. Ne pas cocher 2OP parce qu’elle l’était l’an dernier. Ne pas la laisser vide parce que « le PFU est plus simple » si le foyer est dans les tranches 0 % ou 11 % avec un gros dividende éligible. Noter l’hypothèse de CSG déductible comme un item de l’année suivante. Si la révocabilité 2026 de l’option est utilisée, la traiter comme un processus de correction auprès de l’administration, pas comme une méthode de planning.
Vellum tient ce modèle dans un process exclusivement honoraires, pour qu’une slide bancaire « flat tax, c’est simple » ne remplace pas le calcul du foyer. L’organisation est sur la carte des services Vellum Finance. Le livrable est une comparaison datée, pas un slogan. Les pages officielles restent Légifrance pour l’article 200 A, impots.gouv.fr pour la mécanique 2OP, et service-public pour le calque social 2026.
Conclusion
PFU versus barème en 2026 reste une option du foyer sous l’article 200 A : 12,8 % d’impôt sur le revenu par défaut sur beaucoup de revenus du capital, plus des prélèvements sociaux que service-public porte désormais à 18,6 % pour cette pile (31,4 % au combiné), versus le barème progressif avec abattement de 40 % sur les dividendes et une CSG déductible de 6,8 % l’année suivante. L’option est globale. Les familles qui modélisent les deux colonnes, avec le mix réel de l’année, utiliseront l’option comme un outil. Celles qui répètent « trente pour cent » manqueront le calque social 2026 et les années où le barème était moins cher.
Discrétion. Stabilité. Prospérité.
Team Vellum
A team of passionate professionals who combine their expertise to bring knowledge through Vellum Finance & Patrimoine blog articles. Each member writes about their own field of expertise, cross referencing with our colleagues own fields to ensure the highest quality of information possible in all our content.




